URGENT : la ville mosane de Givet proclame son indépendance !

Nous vivons une époque troublée. Séparatisme, extrémisme et terrorisme sont les cancers épuisant chaque jour un peu plus notre planète. Les intérêts particuliers priment sur les intérêts collectifs, au grand plaisir des charognards de la finance. L’Occident, comme tous, divise pour mieux régner. Personnellement, mon but est de prendre le pouvoir sur ce qu’on appellera l’Union Européenne des Républiques Socialistes Soviétiques (UERSS). Je vais donc diviser, pour ne pas dire « confettiser ». Dans cette optique, je déclare l’indépendance de la République de Givet.

Givet fut de tout temps un centre culturel dominant toute la Gaule. Cette ville magnifique n’a rien à envier à l’étincelante Charleroi. Son développement économique faisait de la cité mosane un pôle d’attraction pour tous les crèves-la-faim de la région. En effet, les opportunités d’emploi y furent de tous temps pléthoriques : l’industrie de la frite recrute à gogo, les bûcherons cherchent de solides gaillards, les pêcheurs ont besoin de chasseurs d’asticots. Mais voilà, cette ville splendide, appelée également la Constantinople du nord, a été victime de l’appétit gargantuesque de ses puissants voisins : la France et l’Empire belge.

L’Empire belge a de quoi avoir la gueule de bois. Alors que Givet devait lui incomber, l’alcoolisme de ses soldats (et de ses citoyens) a fait que ces prétentieux mangeurs de grenouilles ont pris le dessus. Le drapeau tricolore flotte donc au-dessus de Givet, l’étoile des dieux. Les chaumières givetoises ont été envahies par des hordes de fransquillons envoyés là en colonisateurs. La population givetoise de souche, tout comme la belge, n’a cessé de chuter sous les coups de boutoir des envahisseurs barbares. Dès lors, l’oppresseur martèle le crâne des mioches à l’aide de « soixante-quinze », de « beaufs » et d’autres inepties linguistiques. Les rois de Paris tentent même d’inculquer l’amour de l’équipe de France aux pochtrons fréquentant tous les estaminets de Givet et de sa banlieue. Cependant, sur ce dernier point, l’esprit supérieur des Givetois leur permit d’éviter de crier « Allez les bleus ! » chaque fois qu’un des fils spirituels de Molière ne touche le ballon rond.

De l’occupation de Givet remonte aussi un des complots les plus perfides de toute l’histoire de l’humanité : le vol des frites belges par ceux qui se contentent d’escargots. Lors de la seconde guerre mondiale, la France a longtemps été collaborationniste. Mais alors qu’il apparaît de plus en plus clair que Hans et Cie devront bientôt aller construire des berlines de luxe plutôt que des camps de la mort, Paris s’allie aux anglo-saxons. L’opportunisme est de fait la meilleure qualité des Français. Pour récompenser la France de cette volte-face dont elle seule a le secret, les Américains punissent du même coup la toute-puissante Belgique. S’appuyant sur le patrimoine culturel givetois influencé par l’esprit des lumières belge, les Yankees baptisent les frites incontestablement belges « french fries ». Il s’agit là du plus beau coup du gang de Charles de Gaulle.

Les Givetois ne sont pas violents. Ils sont méprisants. Sûrs de leur supériorité dans tous les domaines, ils s’esclaffent bruyamment devant la propension française à s’auto-caresser dans le sens du poil. Quant à l’impérialisme militaire de l’Empire belge, ils n’en ont cure. Ce grand frère qui joue des biceps ne réussit qu’à lever le coude lors d’innombrables beuveries. Mais Paris a peur. Peur de se retrouver face à un mouvement sécessionniste beaucoup plus violent que le ne fut en son temps l’indépendantisme algérien. Pour prévenir toute volonté séparatiste, les oppresseurs français ont construit la centrale nucléaire de Chooz. De cette manière, ils font d’une pierre deux coups. Premièrement, ils donnent des emplois à une région frappée par la crise des « french fries ». En effet, des milliers de personnes traversent désormais la frontière belge pour s’empiffrer dans des temples dédiés au culte de la graisse. Deuxièmement, l’état-major français a prévenu les habitants du Givet occupé : « Si vous souhaitez recouvrer votre indépendance ou vous allier à l’Empire belge, un accident grave se produire à la centrale nucléaire de Chooz ». Les Français ne reculent devant rien, si ce n’est devant l’ennemi.

Au vu de toutes ses injustices, moi, le Revizor, grand pourfendeur des empires gangrénés, déclare l’indépendance de Givet et de toutes ses dépendances régionales ! L’heure de la liberté a sonné ! Vive Givet, vive la révolution, vive les pièges à cons !

Le Revizor

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