Viols, tortures et humiliations dans les geôles géorgiennes!

Des manifestants battent le pavé à Tbilissi pour dénoncer la torture dans la prison n°8. Trois manifestations spontanées ont éclaté dans la capitale. Toutes les grandes villes ont également été touchées par la vague de protestation.

La Géorgie fait encore parler d’elle. Cette fois-ci, il n’est plus question de guerre ou de passage à tabac d’opposants. La presse géorgienne a révélé que la torture et le viol sont monnaie courante dans les geôles géorgiennes. Les autorités feignent l’innocence. Le président Saakashvili a d’ores et déjà annoncé que la police remplacera le personnel pénitentiaire en attendant que de nouveaux gardiens soient formés. Tout cela à une quinzaine de jours des élections législatives.

Ils sont des milliers à défiler dans les rues de tout le pays. Épaule contre épaule, les protestataires entendent dénoncer les violences faites aux prisonniers de la prison n°8. Les familles des détenus se sont réunies devant les murs d’enceinte du pénitencier. Désormais, les prisonniers ne sont plus à l’ombre. Leur sort indigne. « Nous exigeons la démission de la ministre de la justice et du directeur de la prison. Ils avaient connaissance de la situation, eux aussi sont des tortionnaires » s’emporte la mère d’un détenu.

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Khatouna Kalmakhelidze, la ministre de la justice, a rapidement donné gain de cause aux manifestants : «  ce qu’il s’est passé dans la prison n°8 est horrible. J’ai présenté ma démission au premier ministre. » Le directeur de la prison a été congédié. Le président Saakashvili est très embarrassé par cette affaire. Il a immédiatement ordonné l’arrestation de 15 gardiens impliqués dans les violences. « La Géorgie ne tolérera jamais un tel comportement dans les prisons ou ailleurs. Nous n’avons pas subi la dictature pour commettre de tels crimes. Tous les responsables seront limogés, et je vous donne ma parole qu’ils passeront de longues années en prison ! »

Les internautes géorgiens sont eux aussi en colère. Ce montage montre le président Saakashvili et son ex-ministre de la justice au-dessus du corps meurtri d’un prisonnier. Le texte affirme: « Mikheil torture. Comment peut-on voter pour un tortionnaire? »

Le scandale éclate au plus mauvais moment pour le président Saakashvili et son parti, le Mouvement National Démocrate. Les Géorgiens sont appelés aux urnes le 1er octobre pour renouveler le parlement. Cette campagne est la plus rude que Saakashvili ait connu depuis la « révolution des roses » en 2003. Beaucoup de Géorgiens sont déçus par l’autoritarisme croissant de celui qui voulait apporter la démocratie au pays. Conscient des grands chantiers qu’il a mis en œuvre, Saakashvili aurait déclaré : « je ne vais quand même pas partir après tout ce que j’ai fait pour ce pays ! »

Le Revizor

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