Les drones à la rescousse des révolutions

occupy

Tim Pool, un journaliste américain, faisait partie du mouvement «Occupy Wall Street» qui se mobilisait contre le capitalisme financier à New-York en 2011. A cette époque, la police de la grande pomme n’hésite pas à malmener violemment les manifestants et les journalistes. Tim réalise que les forces de l’ordre utilisent des drones pour surveiller les manifestants, repérer les agitateurs et anticiper les mouvements de foule. C’est alors qu’il décide de retourner l’arme de la police contre elle.

Le journaliste «indigné» s’achète un drone Parrot, trouvable dans le commerce pour environ 300 euros. Il baptise son drôle de joujou «Occucopter». L’appareil filme et diffuse en direct les images sur Livestream, une plate-forme d’émissions en ligne. Désormais, les moindres faits et gestes de la police sont épiés au nom de la sécurité des manifestants.

«Je fais ça pour que les simples citoyens aient en main les mêmes outils que les empires médiatiques multi-millionaires. Avec ce drone, nous pourrons prouver que la police empêche les journalistes de faire leur travail quand il y a un incident», avait alors expliqué Tim Pool. «Nous avons trouvé la parade. Ils ont arrêté plus de trente journalistes, mais ils ne peuvent rien contre l’Occucopter.»

 

Et en Syrie?

La guerre civile syrienne n’épargne personne. Pour les journalistes ou pour les simples citoyens, ramener des images peut coûter cher. Très cher. En juin 2012, des jeunes français du groupe de hackers Telecomix pensent avoir trouvé un moyen pour sauver des vies humaines. Ils envisagent alors de lancer des drones à la conquête du ciel syrien. L’objectif? Filmer les éventuelles exactions commises de part et d’autres.

«Nous préférons qu’un drone se fasse abattre plutôt qu’un militant. On peut réparer un drone, mais la vie n’a pas de prix, avait alors déclaré les activistes se présentant sous le nom de KheOps et d’Okhin. Des contacts avaient été pris avec des ONG en vue d’une collaboration.

Malheureusement, à ce jour, ce projet n’a toujours pas abouti. «Par manque de temps<UN>», confie KheOps. C’est bien dommage. Parce qu’en Syrie, la population est affamée, meurtrie, épuisée par cette guerre. Elle n’a tout simplement plus le temps d’attendre.

 

Le Revizor

2 réponses à “Les drones à la rescousse des révolutions

  1. Je vous souhaite de recevoir un drone ou une partie de cela avant bien d autres. Ca reveille l esprit apparemment: un jouet concu pour .

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