Petites traditions meurtrières entre Caucasiens

Les Nord-Caucasiens ont la réputation d’être des bandits brutaux, très attachés à l’honneur et à leur clan. Ils seraient indomptables, toujours les premiers à se rebeller et les derniers à se rendre (les pieds devants). Le Caucasien fascine et terrorise à la fois. Tous ces préjugés sont basés sur quelque chose de réel. Le Revizor vous fait un rapide tableau des traditions caucasiennes les plus marquantes.

Les Tcherkesses sont de loin les Caucasiens les plus féroces et les plus craints. Impitoyables cavaliers, leurs aptitudes au combat a longtemps fait la jalousie des soldats du Tsar.

Un Tcherkesse ne pouvait rester paisiblement chez lui sans se sentir déshonoré. Régulièrement, il menait des raids dans les tribus voisines, où il s’adonnait à son activité favorite : le pillage. Pour eux, ce n’était que le plus honorable des sports.

Les Tcherkesses, comme l’ensemble des peuples caucasiens, pratiquaient la vengeance par le sang. Un meurtre exige un meurtre. Si le coupable venait à mourir prématurément, le courroux devait alors s’abattre sur un de ses proches.  Cela entraînait un cercle vicieux qui pouvait durer plusieurs générations. Aujourd’hui encore, certains Caucasiens sont encore très enclins à respecter la tradition de vengeance par le sang.

Mais la vie du Tcherkesse n’était pas faite que de tripes, de boyaux et de sang. Par exemple, si vous souhaitez appartenir à une famille Tcherkesse, « il vous suffit » de presser de votre bouche le sein nu de la maîtresse de maison. Vous ferez dès lors partie de la maison.

Les femmes sont en quelque sorte vénérées. Lors des batailles, il suffisait que quelques femmes se jettent seins nus au milieu de la mêlée pour que les hommes cessent directement de s’étriper.

Les morts abkhazes suspendus dans les arbres

Comme les Tcherkesses, les Abkhazes affectionnent particulièrement les armes. Les mères étaient chargées de remettre l’attirail du parfait guerrier à son enfant en bas-âge. Dès lors, il ne se séparait plus jamais de son poignard, de son fusil et de son sabre. Il dormait même avec eux.

Jusqu’au 19ème siècle, les Abkhazes avaient pour coutume de suspendre leurs morts dans les arbres. Placé dans un tronc évidé, le cadavre reposait toujours avec ses armes. Les oiseaux se chargeaient de débarrasser le squelette de la chair.

La Vierge Marie lapidée et fusillée chez les Ossètes

Les missionnaires byzantins convertirent tant bien que mal une grande partie des Ossètes et des Abkhazes au christianisme. Ce n’était pas chose facile, tant ces deux peuplades avaient la réputation d’être sauvages et indomptables. Néanmoins, ils y parvinrent, sans toutefois faire disparaître toutes les coutumes locales.

Les Ossètes adorent la Vierge Marie. Cependant, ils ne l’évoquent pas sous des traits familiers. Un gros bloc de granit placé à l’entrée du village la représente. À l’occasion des mariages, tout le village accompagnait les mariés jusqu’au bloc de pierre. Là, les jeunes gens devaient jeter des pierres et tirer des coups de feu sur la Vierge Marie. De cette manière, on demandait à Marie de donner aux mariés autant de garçons qu’elle n’a reçus de pierres et de balles.

Les fêtes chrétiennes étaient souvent agrémentées de sacrifices d’animaux. Il y a longtemps, les morts étaient enterrés avec leurs chevaux. Cependant, la coutume a été aménagée. Les Ossètes avaient pris l’habitude de couper l’oreille droite du cheval du mort pour la placer dans la tombe. La famille du camarade décédé n’avait dès lors plus le droit de vendre, de monter ou de faire travailler le cheval.

La vengeance était évidemment bien présente chez les Ossètes. Elle était même tellement forte que lorsque quelqu’un était condamné à mort, c’était un membre de la famille du condamné qui devait se charger de l’exécution de la sentence. Cela évitait de nouvelles vendettas. Pour échapper aux vengeances, des familles entières se cachaient dans des tours pendant des mois, voire des années. Chaque famille possédait sa tour de défense.

Les Tchétchènes se laissent pousser les cheveux

Les Tchétchènes ne sont pas les derniers quand il est question de vengeance. Quand deux personnes étaient en bisbrouille, celle qui souhaitait la réconciliation devait se laisser pousser les cheveux pendant plusieurs mois ou années. L’ennemi finissait par le convier, et devait lui couper les cheveux sans lui trancher la gorge.

Pour se choisir une femme, les Tchétchènes ont toujours pour habitude de kidnapper la jeune fille. Elle reste enfermée quelques jours dans un lieu tenu secret. Si elle continue à refuser le mariage, elle est libérée sans qu’aucun mal ne lui soit fait.

Les Ingouches pillaient par honneur plus que par nécessité

Piller était pour tout Ingouche un honneur. Généralement, il profitait du raid pour faire des esclaves. Néanmoins, s’il n’avait pas les moyens de garder les hommes capturés, il les relâchait. Après leur avoir coupé le nez, les oreilles ou les mains. Ces splendides trophées étaient soit attachés à la selle des chevaux, soit transformés en colliers. On reconnaissait la valeur d’un guerrier au nombre de membres volés qu’il gardait sur lui.

 

Le Revizor

 

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